GR20 passages dangereux : guide complet des sections les plus techniques

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Le GR20 en Corse est unanimement reconnu comme l’un des sentiers de grande randonnée les plus exigeants d’Europe. Avec ses passages dangereux techniques et ses dénivelés impressionnants, ce parcours mythique demande une préparation minutieuse et une connaissance précise des sections les plus périlleuses. Entre rochers instables, vides vertigineux et conditions météo changeantes, certains tronçons du GR20 nécessitent des compétences d’alpinisme et un équipement adapté pour être franchis en sécurité.

Les passages dangereux incontournables du GR20

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Plusieurs sections du GR20 concentrent la majorité des difficultés techniques et des risques d’accident. Ces passages dangereux exigent une vigilance particulière et des compétences spécifiques pour être négociés sans encombre.

La Pointe des Éboulis (étape 4-5)

Située entre le refuge de Carrozzu et celui d’Asco Stagnu, la Pointe des Éboulis justifie pleinement son nom. Cette section présente un terrain particulièrement instable avec des pierres qui roulent sous les pieds. Le passage s’effectue sur une corniche étroite avec un vide impressionnant côté vallée. La météo joue un rôle crucial : par temps humide, les rochers deviennent glissants et multiplient les risques de chute.

La Brèche de Capitello (étape 6-7)

Ce col situé à 2 225 mètres d’altitude constitue l’un des passages dangereux du GR20 les plus techniques. L’approche finale nécessite une progression sur rocher avec des passages d’escalade en II et III. Le vent violent fréquent à cette altitude complique considérablement la progression. Les chutes de pierres sont courantes, surtout lorsque plusieurs randonneurs évoluent simultanément dans cette section.

Les Aiguilles de Bavella (étape 14-15)

Ce massif granitique spectaculaire cache des difficultés redoutables. Les passages les plus délicats alternent entre dalles rocheuses lisses et couloirs d’éboulis. La signalisation parfois défaillante dans ce secteur peut conduire les randonneurs sur des itinéraires non balisés encore plus dangereux. La descente vers Conca présente des passages exposés où la moindre erreur d’itinéraire peut avoir des conséquences graves.

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Passage Altitude Difficulté Risques principaux
Pointe des Éboulis 1 800m Technique Éboulis instables, vide
Brèche de Capitello 2 225m Très technique Escalade, vent, chutes de pierres
Aiguilles de Bavella 1 600m Technique Dalles glissantes, perte d’itinéraire

Le cirque de la solitude : histoire et situation actuelle

Le Cirque de la Solitude demeure dans la mémoire collective comme le passage le plus mythique et le plus redoutable du GR20. Cette section légendaire a marqué des générations de randonneurs avant sa fermeture officielle.

Un passage d’exception devenu inaccessible

Jusqu’en 2015, le Cirque de la Solitude constituait le passage dangereux du GR20 par excellence. Cette traversée spectaculaire nécessitait une descente en rappel suivie d’une remontée technique sur paroi rocheuse. L’éboulement majeur survenu en septembre 2015 a définitivement compromis la sécurité de ce tronçon, contraignant les autorités à le retirer du tracé officiel.

Aujourd’hui, la variante alpine par le refuge de Tighjettu constitue l’itinéraire officiel. Bien que moins spectaculaire, cette alternative présente ses propres difficultés avec des passages rocheux techniques et des dénivelés importants. Cette modification a permis de sécuriser considérablement cette étape tout en préservant l’esprit sauvage du GR20.

Accès exceptionnel avec guide agréé

Seuls les randonneurs accompagnés par des guides de haute montagne agréés peuvent encore découvrir les vestiges du Cirque de la Solitude. Ces sorties exceptionnelles nécessitent un équipement d’alpinisme complet et s’adressent exclusivement à des personnes expérimentées. Les conditions d’accès restent très restrictives et dépendent étroitement des conditions météorologiques et de la stabilité des terrains.

Comment se préparer aux passages dangereux du GR20

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Une préparation rigoureuse constitue la clé pour aborder sereinement les passages dangereux du GR20. Cette préparation englobe aussi bien l’équipement que la condition physique et les compétences techniques.

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Équipement indispensable pour les sections techniques

Au-delà de l’équipement de randonnée classique, certains passages nécessitent du matériel spécialisé. Un casque d’alpinisme protège efficacement des chutes de pierres fréquentes sur les sections rocheuses. Des gants techniques offrent une meilleure adhérence sur le rocher tout en protégeant les mains lors des passages d’escalade facile.

Les chaussures de randonnée doivent impérativement disposer d’une semelle rigide et d’un excellent grip. Une lampe frontale puissante s’avère indispensable car certains passages peuvent nécessiter un départ très matinal pour éviter les orages d’après-midi. L’équipement de sécurité comprend également un sifflet, une couverture de survie et un kit de premiers secours adapté aux traumatismes liés aux chutes.

Condition physique et préparation mentale

Les passages dangereux du GR20 sollicitent intensément les muscles stabilisateurs et l’équilibre. Un entraînement spécifique sur terrain varié prépare efficacement le corps à ces contraintes particulières. La pratique de l’escalade en salle développe les techniques de progression sur rocher et la confiance dans les prises.

La gestion du vertige et du stress constitue un aspect crucial souvent négligé. Des exercices de respiration et de visualisation aident à maintenir le calme dans les passages exposés. L’expérience préalable sur d’autres sentiers techniques permet d’appréhender progressivement ces difficultés sans se retrouver démuni face au vide.

Sécurité et prévention des risques sur les passages techniques

La sécurité sur les passages dangereux du GR20 repose avant tout sur une évaluation lucide des conditions et de ses propres capacités. Cette approche préventive permet d’éviter la majorité des situations périlleuses.

Conditions météorologiques critiques

Certaines conditions météo transforment des passages déjà techniques en véritables pièges mortels. Le brouillard épais rend la navigation extrêmement périlleuse dans les sections exposées où une erreur d’itinéraire peut conduire à une chute fatale. Les orages d’été, fréquents en fin de matinée, exposent les randonneurs à la foudre sur les crêtes et rendent les rochers glissants.

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Le vent fort, particulièrement violent près des cols, déstabilise dangereusement l’équilibre dans les passages exposés. Les conditions hivernales ou de gel matinal transforment les rochers en patinoire et nécessitent un équipement d’alpinisme hivernal. La règle d’or consiste à reporter la sortie ou emprunter des variantes plus sûres plutôt que de s’engager dans des conditions défavorables.

Protocole d’urgence et évacuation

En cas d’accident sur les passages dangereux du GR20, plusieurs numéros d’urgence restent joignables : le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112 (urgences européennes). La couverture réseau demeure aléatoire, particulièrement dans les cirques et vallées encaissées. Il convient de tester régulièrement la réception et de noter les zones de couverture lors de la progression.

Une assurance spécifique couvrant les frais d’évacuation héliportée s’avère indispensable. Ces interventions peuvent coûter plusieurs milliers d’euros en fonction de la complexité et des conditions météo. L’évacuation par hélicoptère reste tributaire des conditions atmosphériques et peut être différée, d’où l’importance de disposer d’un équipement de survie adapté.

Approcher le GR20 avec respect et humilité

Les passages dangereux du GR20 rappellent que la montagne corse ne se laisse pas dompter facilement. Une préparation minutieuse, un équipement adapté et surtout la capacité à renoncer face à des conditions défavorables constituent les meilleurs garants d’une traversée réussie. L’expérience acquise progressivement sur d’autres sentiers techniques permet d’aborder ces difficultés avec la sérénité nécessaire pour profiter pleinement de ce parcours d’exception, sans jamais oublier que la prudence reste la compagne indispensable de tout randonneur en montagne.

Maxime Vaillancourt
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